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06 août 2024 - L'ÉPARGNE PRATIQUE

Livret bancaire : qu'est-ce que c’est ?

Les Français aiment épargner et ils ont à leur disposition un large choix de produits pour ce faire, parmi lesquels le livret A, le livret jeune, le livret de développement durable et solidaire (LDDS) ou encore, le livret d'épargne populaire (LEP). Le livret d'épargne bancaire, moins connu, mérite néanmoins qu'on s'y intéresse : il permet en effet de constituer une épargne de précaution, en complément des livrets réglementés dont les plafonds sont rapidement atteints. Sommaire: Qu'est-ce qu'un livret bancaire ? Quelle est la différence avec les livrets d'épargne réglementés ? Quels avantages ? Comment ouvrir un livret bancaire ? Quelle rémunération s'applique aux livrets d'épargne bancaire ? Quelle est la fiscalité pour le livret bancaire ? Quel est le livret d'épargne le plus intéressant ? Livret A Livret jeune PEL/CEL LEP PER LDDS Livrets non réglementés : une alternative complémentaire Qu’est-ce qu’un livret bancaire ? Le livret bancaire est un produit bancaire qui vous permet de constituer une épargne de précaution . Les sommes déposées sont rémunérées. Vous faites des économies sans risque et votre argent est disponible à tout moment, sans frais, pour financer un projet ou faire face à un imprévu. Le livret bancaire peut être utilisé en complément des livrets dits réglementés , par exemple lorsque ces derniers ont atteint leur plafond. Quelle est la différence avec les livrets d'épargne réglementés ? Les livrets d’épargne réglementés comme leur nom l’indique, respectent un cadre réglementaire strict. Celui-ci définit le taux de rémunération, le plafond de dépôt et les conditions d’éligibilité. Exemples de livrets réglementés : le livret A, le livret jeune, le LDDS (Livret Développement Durable et Solidaire), le LEP (Livret d’Épargne Populaire). En revanche, les livrets bancaires non réglementés fonctionnent différemment, avec des spécificités propres à chaque établissement bancaire. Contrairement aux produits d’épargne réglementés, leur taux de rémunération n’est pas fixé par l’État , mais par l’établissement qui les propose. Ce taux peut être révisé périodiquement, à condition que les clients soient informés de ces changements. Quels avantages ? Les fonds déposés sur un livret d'épargne bancaire sont rémunérés via des intérêts. Bien que ceux-ci soient imposables, un livret d’épargne bancaire présente plusieurs avantages notables : Un plafond de dépôt beaucoup plus élevé que celui des livrets réglementés, voire illimité dans certains cas ; Des versements et retraits libres et sans frais (sous réserve des stipulations contractuelles applicables) avec, généralement, un solde minimum à conserver ; Une durée de vie  illimitée, avec la possibilité de le clôturer facilement ; Une épargne protégée par le Fonds de Garantie des Dépôts et de Résolution (« FGDR ») jusqu’à hauteur de 100 000 € par déposant et par établissement ; Aucun risque de perte en capital contrairement aux instruments financiers ou aux produits d’assurance-vie soumis aux fluctuations des marchés financiers. Par ailleurs, en période d’inflation qui se caractérise par une hausse des taux, les livrets d'épargne réglementée tout comme les livrets d'épargne bancaires bénéficient également d'une hausse de leur taux de rémunération . Une autre opportunité pour booster son épargne est celle des taux bonifiés proposés durant quelques mois suivant l’ouverture d'un nouveau livret d’épargne bancaire. Au terme de cette période promotionnelle, le taux de rémunération retrouve son niveau standard, qui a été annoncé en début de contrat. Ces livrets bancaires à taux temporairement boosté sont aussi appelés « super livrets ». Cet article pourrait vous intéresser : Où placer votre argent quand vos livrets d’épargne ont atteint leur montant maximum ? Comment ouvrir un livret bancaire ? Les conditions de souscription varient selon les établissements mais, en général, la plupart des livrets bancaires sont accessibles à toute personne physique, sans condition d’âge ni de nationalité.  L’ouverture est gratuite mais certains établissements exigent que vous ayez déjà un compte courant chez eux . Il est nécessaire de fournir les justificatifs requis et de signer un contrat avec l’établissement de votre choix, qui précise les règles de dépôt et de retrait, le taux d’intérêt, les critères de calcul, etc. Vous avez ensuite à effectuer un premier versement, généralement un virement à partir de votre compte bancaire, pour déposer le montant minimum demandé par l’établissement. Le saviez-vous ? Vous pouvez cumuler plusieurs livrets bancaires à votre nom, souscrits auprès de différentes banques. Bon à savoir : Vous ne pouvez pas demander le transfert de votre livret bancaire vers un autre établissement. Vous pouvez cependant le clôturer, puis en ouvrir un autre auprès du nouvel établissement bancaire. En cas de décès du titulaire, les fonds du livret bancaire sont bloqués. Contrairement à certains produits d’épargne réglementés qui sont clôturés automatiquement, les sommes déposées et les intérêts produits sur le livret d’épargne bancaire font partie de l’actif successoral du défunt . Ces sommes restent sur le compte et continuent de produire des intérêts jusqu'au règlement de la succession . Elles seront alors transférées au bénéfice des héritiers ou des légataires désignés. Ces articles peuvent vous intéresser : Peut-on avoir plusieurs livrets d'épargne ? Où placer votre argent quand tous les livrets sont pleins ? Rémunération et fiscalité du livret d'épargne bancaire Quelle rémunération s'applique aux livrets d'épargne bancaire ? À la différence des livrets réglementés, le taux annoncé par les établissements est un taux annuel brut , car les intérêts sont fiscalisés (voir les détails ci-dessous). Les modalités de rémunération du livret d'épargne bancaire sont semblables à celles des livrets réglementés : les intérêts sont calculés par quinzaine ce qui, concrètement, correspond aux périodes de quinze jours : du 1er au 15 (inclus) ; du 16 au 30 ou 31 (inclus) de chaque mois. Les sommes versées portent intérêts à partir du premier jour de la quinzaine qui suit le versement (le 16 du même mois ou le 1er du mois suivant).  Par exemple, si vous effectuez un versement le 16 février, celui-ci ne sera pris en compte pour le calcul des intérêts qu’à compter du 1er mars. Pour maximiser les intérêts de votre livret, il est donc préférable d'effectuer vos retraits en début de quinzaine. Quelle est la fiscalité pour le livret bancaire ? Les livrets bancaires sont par principe fiscalisés. Par défaut, est appliqué le régime commun d'imposition des intérêts des livrets d'épargne : les intérêts perçus sont soumis au prélèvement forfaitaire unique (PFU), appelé Flat Tax, au taux global de 31,4 % (12,8 % d’impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux) depuis le 1 janvier 2026.  Le PFU est prélevé par la banque lors du versement des intérêts.  Vous pouvez cependant décider d'opter plutôt pour l’application du barème progressif de l’impôt sur le revenu , dans le cas où cette option s'avère plus intéressante pour vous. Le cas échéant, ce choix est à effectuer lors de l’établissement de la déclaration d’impôt sur le revenu. Par ailleurs, si vous remplissez les conditions prévues (revenu fiscal de référence pour l'année N-2 inférieur à 25 000 € pour les personnes célibataires, ou à 50 000 euros dans le cas d'une déclaration commune d'un foyer fiscal), vous pouvez demander une dispense de prélèvement fiscal forfaitaire non libératoire auprès de l’établissement teneur du livret en produisant dans les délais requis une attestation sur l’honneur.  Quel est le livret d'épargne le plus intéressant ? Entre livrets d'épargne réglementés et non réglementés, de nombreuses solutions s'offrent à vous afin de vous permettre de constituer un capital. Les livrets d'épargne réglementés 1. Le livret A Créé en 1818, le livret A est le plus ancien livret d’épargne disponible en France. Il est le plus populaire parmi les comptes d'épargne, car il offre à chaque épargnant de faire fructifier son épargne de manière sécurisée et sans payer d'impôt. En revanche, notamment en raison de cette absence d'imposition, chaque épargnant ne peut détenir qu'un seul livret A et on ne peut y déposer des fonds que dans la limite d'un plafond maximum. Le taux d'intérêt du livret A est fixé par l’État sur recommandation de la Banque de France, en tenant compte notamment de l'inflation. Il est actuellement de 1,5% et ce, depuis 1er février 2026. Principales Caractéristiques : Le plafond du livret A est fixé à 22 950 € pour les particuliers (et à 76 500 € pour les associations), hors calcul des intérêts capitalisés qui peuvent permettre de le dépasser ; Le calcul des intérêts s'effectue au 1er et au 16 de chaque mois et l'ensemble de ces intérêts cumulés au cours de l'année est capitalisé le 31 décembre ; Il peut être alimenté par chèque, versement en espèces au guichet, ou par virement bancaire à partir d'un compte courant (le montant minimum d'un versement est de 10 €) ; Sous réserve d'avoir plus de 16 ans et pour les mineurs de plus de 16 ans, sous réserve que leur représentant légal ne s'y oppose pas, il est possible d'effectuer des retraits à tout moment, (également pour un montant minimum de 10 €). 2. Le livret jeune Chaque personne âgée de de 12 à 25 ans peut ouvrir un (et un seul) livret jeune, avec un montant de dépôt maximal de 1 600 € , auxquels peut s'ajouter la capitalisation des intérêts, qui sont exonérés d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux. Son taux de rémunération est fixé librement par chaque banque qui le propose, à la condition d'être égal ou supérieur à celui du livret A . Depuis le 1 er  février 2026, le taux du livret A atteint  1,5 %. Bon à savoir : il est possible d'y effectuer des retraits avant l'âge de 16 ans, sous réserve d'avoir l'autorisation de son représentant légal. 3. Le plan épargne logement (PEL) et le compte épargne logement (CEL) Le plan d'épargne logement (PEL) et le compte épargne logement (CEL) sont des produits dont l'objectif principal consiste à pouvoir obtenir à terme un prêt à des conditions avantageuses (voire des primes d'État) pour financer l'achat d'un bien immobilier, ou encore pour effectuer des travaux. Ils se distinguent l'un de l'autre en termes de versement initial, de plafond (61 200 € pour le PEL et 15 300 € pour les CEL, pour les comptes ouverts après 2018), de rythme de versement (réguliers pour le PEL et libres pour le CEL).  Le taux d’intérêt pour les PEL ouverts à partir du 1 janvier 2026 est de 2%. Il est de 1,25% jusqu'au 31/01/2026 pour les CEL . Les intérêts qu'ils produisent sont imposables à l'impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux. 4. Le livret d'épargne populaire (LEP) Réservé aux personnes majeures de revenus modestes, le livret d'épargne populaire présente un taux de rémunération supérieur au livret A ( le LEP est rémunéré au taux de 2,5% à partir du 1 février 2026) et les intérêts produits sont exonérés d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux.  Chaque contribuable épargnant ne peut ouvrir qu'un seul LEP, mais il peut y en avoir deux au sein du même foyer fiscal (un par époux ou partenaire de PACS). Le livret d'épargne populaire constitue donc le meilleur livret réglementé de tous... mais encore faut-il être éligible ! D'autre part, au vu de sa rentabilité nettement supérieure aux autres livrets, son plafond maximum de dépôt est limité à 10 000 €. 5. Le plan d'épargne retraite (PER) Disponible depuis le 1er octobre 2019, le plan d'épargne retraite individuel remplace progressivement les autres plans d'épargne retraite. Le PER est un produit d'épargne à long terme , visant à permettre d'épargner au cours de sa vie active pour, après le départ à la retraite, obtenir un capital ou une rente. Son principal avantage fiscal immédiat consiste à déduire les sommes versées de vos revenus imposables de l'année, dans la limite d'un plafond global fixé pour chaque membre du foyer fiscal. 6. Livret de développement durable et solidaire (LDDS) Le livret de développement durable et solidaire (LDDS) est similaire au livret A, soit 1,50% depuis le 1 février 2026 . Pour y souscrire, il faut être majeur et avoir son domicile fiscal en France. Son plafond est de 12 000 €. Le LDDS revêt par ailleurs une dimension durable et solidaire, puisque les banques sont tenues d'utiliser les sommes collectées dans le cadre du LDDS pour octroyer des prêts à des taux attractifs, destinés à l'amélioration de la performance énergétique du logement. Les livrets d'épargne non réglementés : une alternative complémentaire Le livret d'épargne bancaire doit surtout être considéré comme une alternative complémentaire aux placements sur comptes d'épargne réglementés. Il offre des conditions généralement plus souples et, surtout, bénéficie d'un plafond très élevé pour les dépôts qui peuvent s'effectuer très simplement à partir de votre compte courant. Par ailleurs, à la différence d'une assurance vie ou d'un compte à terme, l'argent déposé sur un livret bancaire reste disponible à tout moment . Cette liquidité des fonds vous permet ainsi de faire face à tout imprévu.   Pourquoi ouvrir un livret Zesto par Renault Bank ? Le Livret Zesto par Renault Bank possède de nombreux avantages : C’est un produit d’épargne performant, tout en étant simple à ouvrir et à gérer Son ouverture ne nécessite qu'un versement minimum de 50 €, pour une durée illimitée et sans engagement ; Vous pouvez ensuite l'alimenter à votre rythme ; Votre épargne est sécurisée : elle est protégée par le FGDR jusqu’à 100 000 € ; Son taux de rémunération est attractif ; Son plafond est très élevé (jusqu’à 10 millions d’euros) et dépasse largement celui des livrets réglementés. Chez Renault Bank, votre livret est sans frais d'ouverture ni de gestion. Bien que les intérêts générés soient fiscalisés, c’est une solution intéressante pour faire fructifier et diversifier votre épargne en toute sécurité.
24 nov. 2025 - CONSEILS & ASTUCES

Fraudes numériques : comment réagir ?

La transformation digitale de notre quotidien s’accompagne d’une multiplication des fraudes bancaires en ligne, qui touchent désormais tous les profils d’utilisateurs, des plus novices aux plus avertis. Les cybercriminels exploitent une palette de techniques de plus en plus sophistiquées, comme SIM swapping (détournement de ligne téléphonique).  Ces attaques, souvent discrètes et difficiles à anticiper, peuvent entraîner des conséquences dramatiques : vol d’argent, accès à vos comptes bancaires, extorsion, ou revente de vos données sur le dark web.  Face à cette menace croissante, il est essentiel de comprendre les mécanismes des fraudes numériques et d’adopter les bons réflexes pour se protéger, mais aussi pour sensibiliser ses proches. 1. Usurpation d'identité et faux conseillers : l’ingénierie sociale. Comment opèrent les faux conseillers ?  Les escrocs exploitent la confiance envers les institutions, en se faisant passer pour des conseillers bancaires ou agents antifraude. Grâce à la technique de spoofing * , ils peuvent même utiliser le numéro de votre banque. Ces fraudeurs maîtrisent les codes : langage professionnel, jargon technique, ton rassurant, et surtout, un sentiment d’urgence. Leur objectif est de vous pousser à agir rapidement — par exemple en communiquant un code reçu par SMS, en validant une opération, ou en révélant des informations confidentielles — sans prendre le temps de vérifier l’identité réelle de l’appelant et la légitimité de la demande.  Le scénario le plus courant implique un appel d'un prétendu conseiller bancaire vous alertant sur une opération suspecte ou une tentative de piratage. Parfois, les cybercriminels envoient au préalable un faux formulaire administratif pour collecter vos informations personnelles. Quelques jours plus tard, un escroc vous recontacte en se faisant passer pour un agent de votre banque, utilisant un ton professionnel et un numéro d’appel falsifié.  Quels sont les comportements à risque à éviter :  Ne jamais communiquer ses codes ou identifiants, même à un interlocuteur se présentant comme conseiller bancaire ou employé d'un opérateur téléphonique. Cette règle ne souffre aucune exception : les établissements légitimes ne demandent jamais ces informations par téléphone . Ne jamais valider une opération si le contexte semble flou ou sous pression temporelle. Les fraudeurs exploitent l'urgence pour court-circuiter votre réflexion. Prenez toujours le temps de vérifier l'information auprès de votre établissement. Toujours vérifier l’information auprès de votre établissement via les numéros officiels, jamais ceux communiqués par l’appelant.  Comment reconnaître un appel frauduleux ?  Les appels de faux conseillers présentent souvent des caractéristiques communes. L'interlocuteur crée systématiquement un sentiment d'urgence, prétendant qu'une action immédiate est nécessaire pour « sécuriser » votre compte. Il peut vous demander :  de valider une opération que vous n’avez pas initiée de confirmer des informations personnelles de communiquer un code de validation reçu par SMS ou e-mail.  À retenir : Un conseiller bancaire ne vous demandera jamais de transmettre vos codes confidentiels, mots de passe, ou codes de validation reçus par SMS, même en cas d’urgence.  * Le spoofing de numéro de téléphone ou usurpation de numéro de téléphone est une technique frauduleuse qui permet aux fraudeurs d'afficher un numéro de téléphone qui n'est pas le leur. 2. SIM Swapping : comprendre et détecter la menace. Qu’est-ce que le SIM swapping ? Le SIM swapping, ou « échange frauduleux de carte SIM », est une technique frauduleuse particulièrement sophistiquée qui consiste à usurper l’identité d’un client pour convaincre son opérateur téléphonique de transférer son numéro vers une nouvelle carte SIM ou eSIM contrôlée par le fraudeur. Une fois le numéro détourné, le cybercriminel intercepte tous les SMS et appels destinés à la victime. Il peut alors pirater les messageries personnelles et accéder aux données sensibles.  Le piratage de la messagerie personnelle est souvent le point d’entrée vers des formes plus graves de fraude : usurpation d’identité, accès aux comptes bancaires, extorsion ou revente de données sur des plateformes clandestines sur le dark web * .  Quelles sont les étapes du SIM swapping ? Collecte d’informations personnelles. Le fraudeur commence par rassembler des données sur sa cible : nom, prénom, date de naissance, adresse, opérateur mobile, voire des copies de pièces d’identité ou de justificatifs . Ces informations peuvent provenir de phishing, de fuites de données, de piratages ou simplement de ce que la victime partage sur les réseaux sociaux. Contact avec l’opérateur. Se présentant comme la victime, le fraudeur contacte le service client de l’opérateur et demande le remplacement ou l’activation d’une nouvelle carte SIM ou eSIM, en invoquant un prétexte de perte/vol ou d’un changement de téléphone, souvent avec de faux justificatifs. Activation frauduleuse. L’opérateur désactive la carte SIM d’origine et active la nouvelle. Le numéro de téléphone est alors transféré vers la carte contrôlée par le fraudeur, qui reçoit désormais tous les appels et SMS de la victime. Usurpation numérique. Avec le contrôle du numéro, le fraudeur peut recevoir les SMS de validation, réinitialiser les mots de passe, accéder à des messageries électroniques, réseaux sociaux, et autres services sensibles.  Signes d’alerte à surveiller  Il est essentiel de savoir repérer les signaux techniques qui peuvent indiquer une tentative de SIM Swapping en cours. Ces signes sont souvent discrets, mais leur détection rapide peut vous permettre de réagir avant qu’il ne soit trop tard.  Perte soudaine de réseau mobile  Si votre téléphone affiche un message du type « carte SIM absente » ou « aucun service », alors que votre abonnement est actif et que vous n’avez effectué aucune manipulation, cela peut être le signe que votre carte SIM a été désactivée à distance.  Notifications de connexion inhabituelle Vous recevez des alertes de connexion sur vos comptes (email, réseaux sociaux, banque) que vous n’avez pas initiées. Ces notifications indiquent qu’un tiers tente d’accéder à vos services depuis un appareil ou une localisation inconnue.  SMS ou appels non reçus Vous ne recevez plus certains SMS, notamment ceux liés à la vérification en deux étapes. Cela peut indiquer qu’un tiers a redirigé ces messages vers une autre carte SIM, ce qui constitue un signe potentiel de compromission de votre ligne mobile. Modifications inattendues de vos coordonnées  En consultant vos comptes, vous remarquez que votre numéro de téléphone ou votre adresse e-mail a été modifié sans votre intervention. Cela peut signaler une usurpation en cours, visant à détourner vos moyens d’authentification. * Le dark web est une section d’Internet qui n’est pas consultable par les moteurs de recherche traditionnels. Il est connu pour ses activités et transactions illégales, telles que le commerce de drogues illicites, d’armes et de ressources pour l’usurpation d’identité. 3. Évitez les pièges des faux sites bancaires. Les fraudeurs utilisent également des techniques de contrefaçon numérique ou « hameçonnage * » pour tromper les internautes, notamment via des faux sites bancaires. En achetant un nom de domaine très proche de celui d’une banque en ligne et en payant pour apparaître en tête des résultats sur les moteurs de recherche, ils parviennent à duper les utilisateurs qui pensent se connecter à leur espace client . Une fois les identifiants et mots de passe saisis sur ce site frauduleux, ceux-ci sont immédiatement récupérés par les escrocs, qui peuvent ensuite accéder aux comptes bancaires et effectuer des opérations à votre insu. Pour vous protéger, évitez de passer par un moteur de recherche pour accéder à votre banque. Tapez directement l’adresse officielle dans votre navigateur ou utilisez un favori enregistré. Vérifiez toujours l’URL du site avant de vous connecter : un simple détail (orthographe approximative, absence de cadenas de sécurité, design inhabituel) peut révéler une tentative de fraude. Si vous avez le moindre doute, fermez la page et contactez votre banque via ses canaux officiels .  * Le hameçonnage est une technique frauduleuse consistant à inciter une personne à divulguer des informations confidentielles (identifiants, mots de passe, données bancaires) en se faisant passer pour un site officiel. 4. Comment protéger vos comptes et vos données ?  Adoptez la surveillance proactive de vos comptes  Vérifiez régulièrement les paramètres de sécurité de tous vos comptes sensibles : messagerie électronique, comptes bancaires, réseaux sociaux. Activez les notifications pour toute connexion inhabituelle et examinez périodiquement l'historique des connexions.  Gérez prudemment vos informations sur les réseaux sociaux  La collecte d'informations personnelles sur les réseaux sociaux alimente les techniques de SIM swapping. Limitez le partage d'informations sensibles comme votre date de naissance complète, votre adresse précise, le nom de votre opérateur téléphonique ou de votre banque. Vérifiez régulièrement les paramètres de confidentialité de vos profils sociaux et limitez la visibilité de vos publications aux personnes de confiance . Les fraudeurs exploitent souvent des informations apparemment anodines pour reconstituer un profil détaillé de leurs victimes.  Renforcez la sécurité de vos accès numériques  Utilisez des mots de passe uniques et complexes pour chacun de vos comptes. N'utilisez jamais les wi-fi publics (des trains ou des hôtels par exemple) pour accéder à vos comptes sensibles et maintenez vos appareils et applications à jour pour bénéficier des derniers correctifs de sécurité.  La protection contre la fraude ne se limite pas au numérique : les documents papier et les échanges verbaux sont aussi des vecteurs d’usurpation d’identité ou de fraude familiale. Pensez à toujours déchirer ou détruire vos documents personnels avant de les jeter, afin d’éviter que des personnes mal intentionnées ne récupèrent vos informations dans les poubelles. Restez attentif à ce que vous partagez, même avec vos proches, car certaines fraudes familiales exploitent la confiance pour obtenir des données sensibles ou détourner des fonds. Enfin, faites preuve de prudence face aux appels provenant de numéros inconnus : ne communiquez jamais d’informations personnelles ou bancaires à un interlocuteur dont vous n’avez pas vérifié l’identité, même s’il se montre insistant ou alarmant.  Au-delà des menaces numériques, la gestion des documents personnels reste un enjeu crucial pour éviter l’usurpation d’identité. Assurez-vous que vos documents sensibles sont stockés dans un endroit sécurisé, afin de limiter les risques de violation de données. Avant toute transmission, vérifiez l’identité de l’organisation ou de la personne qui en fait la demande : examinez attentivement l’adresse e-mail de l’expéditeur et assurez-vous que le nom de domaine correspond bien à celui de l’entité officielle.  Enfin, posez des questions supplémentaires pour justifier la nécessité du partage : un interlocuteur légitime saura expliquer clairement pourquoi ces documents sont requis.  Restez informé des nouvelles techniques de fraude  Les méthodes de fraude évoluent constamment. Consultez régulièrement les alertes de sécurité publiées par votre banque ou les autorités compétentes. Ces informations vous permettent d’identifier les tentatives d’escroquerie les plus récentes (phishing, Sim swapping, usurpation d’identité) et d’adapter vos réflexes de sécurité en conséquence.  5. Réagissez rapidement en cas d’attaque. Si vous suspectez être victime de SIM swapping ou d'usurpation d'identité, agissez immédiatement: Contactez par téléphone le serveur interbancaire d'opposition à la carte bancaire au 0 892 705 705 (numéro surtaxé : 0,34 € par minute), service ouvert 7 jours sur 7, 24h sur 24 Contactez immédiatement le service client de votre banque afin de vous assurer que vos comptes sont bien sécurisés Prévenez simultanément votre opérateur téléphonique pour signaler l'usurpation de votre numéro. Changez immédiatement tous les mots de passe de vos comptes sensibles et surveillez attentivement vos relevés bancaires dans les semaines suivantes Déposez plainte auprès des forces de l'ordre et signalez l'incident sur la plateforme cybermalveillance.gouv.fr qui pourra vous accompagner dans vos démarches.  La cybersécurité est aujourd’hui un enjeu majeur de la vie numérique. Face à l’ingéniosité croissante des fraudeurs, votre vigilance et votre capacité à vous informer restent vos meilleures protections. En appliquant ces bonnes pratiques et en restant attentif aux nouvelles menaces, vous pouvez réduire significativement votre exposition aux risques tout en continuant à profiter sereinement des avantages du numérique.  Sources à consulter régulièrement :  Cybermalveillance.gouv.fr Service-Public.fr Economie.gouv.fr 

23 oct. 2025 - L'ÉPARGNE PRATIQUE

Justificatifs bancaires : entre exigences réglementaires et devoir de conseil 

Vous avez peut-être déjà éprouvé une sensation de répétition, voire d’incompréhension, face à votre conseiller bancaire lors de certaines démarches. À l’occasion d’une ouverture de compte, d’un crédit ou d’un simple virement important, il vous est parfois demandé de fournir différents documents personnels sans que vous en compreniez la raison. Mais bien que cette curiosité puisse surprendre, elle a une explication. Des obligations légales  Lutte contre le blanchiment, la fraude fiscale et le financement du terrorisme  La demande de justificatifs est la conséquence directe d’un durcissement du cadre réglementaire observé ces dernières années. L'arrêté du 2 septembre 2009, pris en application de l'article R561-12 du Code monétaire et financier , dispose qu’un certain nombre “ d’éléments d’informations” sont “susceptibles d'être recueillis pendant toute la durée de la relation d'affaires aux fins d'évaluation des risques de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme ”. En vertu de ce texte, les banques doivent surveiller, analyser et, si nécessaire, justifier chaque opération jugée inhabituelle ou incohérente . Un virement important depuis ou vers l’étranger, un dépôt d’espèces atypique, ou encore un changement de situation professionnelle peuvent suffire à enclencher une alerte. Chaque mouvement suspect peut faire l’objet d’un signalement au Traitement du renseignement et action contre les circuits financiers clandestins ( Tracfin ), la cellule de renseignement financier rattachée au ministère de l’Économie.  Le recueil des informations peut inclure, entre autres :  le montant et la nature des opérations envisagées,  l’origine et la destination des fonds,  des données relatives à la situation financière du client et de son éventuel bénéficiaire.  Derrière cette vigilance renforcée se cachent des enjeux importants pour les établissements financiers. En cas de contrôle, une banque incapable de justifier l’origine d’un flux peut se voir infliger des amendes de plusieurs millions d’euros, voire des sanctions pénales.  Mieux conseiller et connaître son client Ce recueil des informations s’inscrit dans le principe de “ connaissance client ”, aussi connue sous le nom de Know your customer (KYC).  Le KYC désigne l’ensemble des procédures mises en place par les banques pour identifier et vérifier l’identité de leurs clients, comprendre leur situation financière et leurs objectifs, et s’assurer de la provenance licite des fonds.  Ce principe permet à l’établissement de prévenir la fraude fiscale et de renforcer la sécurité des transactions. Elles contribuent également à une meilleure compréhension du profil client, essentielle pour un accompagnement adapté.  Quels documents la banque peut-elle demander ?  Aucune liste officielle n’établit précisément les documents que la banque peut demander à ses clients.  Cependant, dans le cadre de la lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme, l’arrêté du 2 septembre 2009 dispose que la banque peut réclamer tout élément permettant d’estimer les ressources et/ou d’apprécier le patrimoine, et ce pour satisfaire son obligation de vigilance, comme le rappelle la CNIL 1 (Commission nationale de l’informatique et des libertés).  Preuve d'identité  L’étape préalable à toute démarche auprès d’une banque est d’être en mesure de prouver son identité. Pour ce faire, il sera demandé de présenter des justificatifs somme toute classiques pour un particulier, tels que des copies des documents suivants :  carte nationale d’identité,  passeport,  titre de séjour,  justificatif de domicile. Estimation des ressources  Afin de mieux évaluer la capacité financière d’un client, la banque cherchera à s'assurer que ce dernier dispose de ressources suffisantes pour honorer ses engagements mais aussi à vérifier la cohérence des flux qui transitent sur ses comptes. Parmi les documents les plus fréquemment exigés :  les derniers bulletins de salaire  le dernier avis d’imposition, voire les deux derniers selon les cas,  l'attestation de retraite ou de versement d’allocations (retraite, chômage, revenu de solidarité active, etc.),  les bilans comptables ou déclarations fiscales professionnelles (indépendant ou chef d’entreprise).  Appréciation du patrimoine  La banque peut aussi chercher à évaluer l’ensemble des avoirs afin d’obtenir une vue d’ensemble de la situation patrimoniale. Pour mieux cerner le profil investisseur, la solvabilité en cas de crédit, ou encore la solidité des garanties, elle peut demander :  les titres de propriété ou attestations notariées des biens immobiliers,  les avis de taxe foncière  des évaluations immobilières récentes (prêt avec hypothèque ou un rachat de crédit) des attestations de valeurs mobilières ou d’actifs financiers détenus un acte de notoriété (pour l’héritage).  Pour attester de l’origine des fonds  En cas de dépôt important ou virement atypique, la banque peut demander d’en justifier l’origine.  Selon la situation, il peut être demandé de produire un acte notarié de donation, tout document lié à une succession ou encore un acte de vente.  Un contexte spécifique  Les demandes de justificatifs répondent à des moments clés de la relation avec l'établissement bancaire, par exemple pour :  ouvrir un compte,  mettre à jour le dossier client et dans le cadre de la relation commerciale,  justifier une opération complexe ou un virement bancaire d’un montant inhabituel, généralement au-delà de 8 000 € 2 .  La gestion et la conservation de vos documents personnels  La gestion des justificatifs est rigoureusement encadrée par le RGPD (Règlement général sur la protection des données), qui définit des règles strictes sur la collecte, la conservation et l’usage des données personnelles.  Conservés à titre de preuve, ils doivent pouvoir être produits en cas de contrôle par les autorités compétentes. L’établissement est ainsi en mesure de justifier l’origine des fonds, la cohérence d’une opération ou la vérification d’identité réalisée à un instant donné.  Intégrés à une base de données interne, ces éléments restent accessibles uniquement aux collaborateurs habilités. Cette centralisation facilite la mise à jour des informations et contribue à une gestion plus fluide du dossier au fil du temps.  Un délai de conservation variable La durée de conservation de ces données varie selon la nature du document et la finalité poursuivie au moment de la collecte.  Dans la plupart des cas, les données sont conservées jusqu’à cinq ans après la fin de la relation contractuelle (clôture d’un compte, remboursement complet d’un crédit ou changement de banque).  Ce délai permet notamment à l’établissement de répondre à d’éventuelles obligations de traçabilité, de vérification en cas de litige ou de contrôle par les autorités.  Cette durée peut varier selon l’établissement, la nature du document ou de l’opération concernée.  Conclusion Les demandes répétées de justificatifs par les banques ne relèvent pas d’une curiosité excessive , mais d’un cadre réglementaire strict destiné à protéger à la fois le système financier et le client. Lutte contre le blanchiment, prévention de la fraude, respect du devoir de conseil : autant d’objectifs qui rendent indispensable la collecte et la mise à jour régulière d’informations personnelles.  Si cette exigence peut parfois sembler contraignante, elle s’accompagne de garanties fortes en matière de confidentialité et de protection des données (CNIL, RGPD). En cas de doute, le client a toujours la possibilité d’interroger son conseiller sur la finalité des documents demandés. La remise de justificatifs bancaires renforce la sécurité des opérations, assure la transparence des échanges et garantit un niveau de service conforme aux exigences réglementaires — dans l’intérêt partagé du client et de l’établissement.  1 FAQ, réponse de la CNIL à la question “Quelles informations personnelles ma banque peut-elle me demander ?”, consultée le 29 juillet 2025. 2 lafinancepourtous.com, site édité par l’Institut pour l’Education Financière du Public (IEFP), association d’intérêt général, agréée par le Ministère de l’Education Nationale, réponse à la question “Mon banquier peut-il me demander des justificatifs pour faire un virement bancaire ?”, mise à jour le 07 avril 2025.

22 mai 2025 - L'ÉPARGNE PRATIQUE

Où placer son argent quand tous les livrets sont pleins ?

Mis à jour: le 22/05/2025 Votre livret A et votre LDDS sont au plafond. Que faire ? Où placer votre argent ? Il existe plusieurs solutions non risquées pour faire fructifier votre épargne. Explications. Où placer votre argent quand vos livrets d’épargne ont atteint leur montant maximum ? Une diversité de livrets d’épargne pour placer votre argent : Livret A, Livret jeune, Livret Développement Durable et Solidaire (LDDS), Livret d’Épargne Populaire (LEP), Compte Épargne Logement (CEL), Plan Épargne Logement (PEL) ou livret bancaire … Les livrets d’épargne sont multiples, qu’il s’agisse de livrets réglementés qui respectent un cadre réglementaire ou de livrets d’épargne non réglementés dont le taux de rémunération est fixé par l’établissement qui le commercialise. Pour les choisir, plusieurs critères sont à prendre en compte :  votre situation personnelle,  les sommes que vous souhaitez investir,  les plafonds,  la rentabilité,  la fiscalité,  les conditions d’accès, etc. Que se passe-t-il si vous avez atteint le plafond de l’un de vos livrets d’épargne ? Le plafond d’un livret est le montant maximum de versements cumulés en capital que vous pouvez verser. D’un livret à l’autre, ces montants sont très différents. Si vous avez dépassé le montant maximum autorisé de l’un de vos livrets et que vous envisagez un virement complémentaire, vous ne pourrez pas l’effectuer : l’opération sera rejetée. En revanche, vous pouvez conserver ce livret autant de temps que vous le souhaitez. Seul le Plan d’épargne Logement a une date d’échéance. Est-il possible de dépasser le plafond d’un livret dans certains cas ? Oui, mais uniquement lorsque les intérêts sont ajoutés au capital en fin d’année. Par exemple, si vous détenez un livret A qui a atteint son plafond de 22 950 €, votre épargne continuera à produire des intérêts. En 2025, avec un taux d'intérêt annuel de 2,40% , cela représente 550,80 € d’intérêts sur l’année.  Cette somme vous sera créditée au 31 décembre et votre capital total sera alors de 22 950 € + 550,80€ =   23 500,80 € , soit au-delà du plafond initial. Le plafond maximum de l’un de vos livrets d’épargne est atteint : que faire ? Vous pouvez ouvrir d’autres livrets . Vous avez plusieurs options possibles : Vous pouvez ouvrir d’autres livrets réglementés comme par exemple le LDDS, dans la même banque ou dans un autre établissement. Cependant, vous ne pouvez pas ouvrir un livret d’épargne réglementé en double , quel que soit l’établissement de même catégorie. Autrement dit, vous ne pouvez pas cumuler à votre nom deux livrets A ou deux livrets d’épargne populaire, par exemple, même dans des banques différentes. Vous pouvez ouvrir un ou plusieurs livrets bancaires non réglementés . Vous pouvez en effet détenir un ou plusieurs livrets bancaires non réglementés  dans une ou plusieurs banques, même si vous possédez par ailleurs un ou plusieurs produits d’épargne réglementés, dans le même établissement ou dans un autre. En cumulant plusieurs livrets , vous pourrez ainsi augmenter votre plafond d’épargne total comme l’illustre ce tableau : Livrets détenus Plafond d'épargne cumulé Livret A + LDDS 22 950 € + 12 000 € = 34 950 € Livret A + Livret Zesto par Renault Bank 22 950 € + 10 000 000 € = 10 022 950 €   Rappel des plafonds et des conditions des livrets d’épargne Nom du Livret Public Montant minimum Plafond Fiscalité Livret A Tout public 10€ 22 950 € Exonération (i mpôt sur le revenu et prélèvements sociaux ) Livret de développement durable et solidaire (LDDS) Personne majeure ou personne mineure qui dispose de revenus personnels et n'est plus rattachée au foyer fiscal de ses parents. 15 € 12 000 € Exonération (impôt sur le revenu et prélèvements sociaux) Livret d’épargne populaire (LEP) Personne majeure à revenus modestes 30 € 10 000 € Exonération (impôt sur le revenu et prélèvements sociaux) Livret jeune 12-25 ans 10 € 1 600 € Exonération (impôt sur le revenu et prélèvements sociaux) Compte Épargne Logement Tout public 300 € à l'ouverture 15 300 € Taxation des intérêts via un prélèvement forfaitaire unique de 30 % qui correspond à l'impôt sur le revenu (12,8 %) et aux prélèvements sociaux (17,20%).  Le taux forfaitaire de l'impôt sur le revenu peut au choix être remplacé par l'application du barème progressif Plan Épargne Logement Tout public 225 € à l'ouverture et 540 € par an pendant 4 ans minimum et jusqu'à 10 ans 61 200 € Taxation des intérêts via un prélèvement forfaitaire unique de 30 % qui correspond à l'impôt sur le revenu (12,8 %) et aux prélèvements sociaux (17,20%).  Le taux forfaitaire de l'impôt sur le revenu peut au choix être remplacé par l'application du barème progressif Compte ou livret d'épargne bancaire Tout public pour la plupart des établissements Versements libres selon les établissements Pas de plafond ou plafond très élevé Taxation des intérêts via un prélèvement forfaitaire unique de 30 % qui correspond à l'impôt sur le revenu (12,8 %) et aux prélèvements sociaux (17,20%).  Le taux forfaitaire de l'impôt sur le revenu peut au choix être remplacé par l'application du barème progressif Livret Zesto Personne majeure 50 € 10 000 000 € Taxation des intérêts via un prélèvement forfaitaire unique de 30 % qui correspond à l'impôt sur le revenu (12,8 %) et aux prélèvements sociaux (17,20%).  Le taux forfaitaire de l'impôt sur le revenu peut au choix être remplacé par l'application du barème progressif   Les livrets d’épargne non réglementés : une alternative de placement à faible risque et liquidité élevée Les livrets d’épargne dits non réglementés varient en fonction des spécificités propres à chaque établissement bancaire. Bien qu’ils soient imposables, ils présentent plusieurs avantages : leur plafond de dépôt est élevé, voire illimité ; l’épargne est disponible à tout moment ; les versements et les retraits sont libres, sous réserve des stipulations contractuelles applicables, avec le plus souvent un solde minimum à conserver ; leur durée est illimitée. Durant les premiers mois qui suivent leur souscription, de nombreux établissements proposent de booster leur rémunération via des taux bonifiés. Ces taux reviennent ensuite à un taux standard moins élevé que celui annoncé en début de contrat. Ces livrets d’épargne non réglementés aux taux boostés sont couramment appelés « super livrets » pendant la période promotionnelle où leur taux est boosté. Si vos livrets ont atteint leur plafond maximum, pensez au Livre Zesto par Renault Bank Chez Renault Bank, le livret Zesto est un livret d’épargne non réglementé par l’État. Par conséquent, vous pouvez le cumuler avec tout livret d’épargne réglementé, par exemple un livret A, un LDDS ou un LEP afin de diversifier votre épargne. Son plafond est très élevé, jusqu’à 10 millions d’euros, et dépasse largement celui des livrets réglementés. Ces articles peuvent vous intéresser : Quel livret d'épargne choisir ? Où placer son argent sans qu'il soit bloqué ?

11 mars 2025 - L'ÉPARGNE PRATIQUE

Comprendre le calcul des intérêts par quinzaine

Lorsque vous déposez de l’argent sur un livret d'épargne, votre objectif est de faire croître votre capital grâce aux intérêts générés. Le rendement de votre capital dépend non seulement du taux d'intérêt proposé par la banque, mais également du mode de calcul de ces intérêts. Les intérêts sont dans la plupart des cas calculés en appliquant la règle des quinzaines. Dans cet article, nous vous indiquons comment fonctionne cette règle et comment optimiser la production d’intérêts en ajustant la date à laquelle effectuer vos dépôts et vos retraits.  Le livret d’épargne bancaire : un fonctionnement très simple, excepté pour le calcul des intérêts nets  Le fonctionnement d’un livret d’épargne bancaire est très peu contraignant : son ouverture est simple et rapide, le plafond de dépôt est élevé voire dans certains cas illimité, et les versements et retraits sont libres et sans frais (sauf exception mentionnée dans les conditions contractuelles applicables).  En revanche, le calcul des intérêts de votre livret d’épargne bancaire est un peu plus complexe. D'une part, le taux de rémunération indiqué est un taux annuel brut puisque les i ntérêts versés sont soumis à la fiscalité (par défaut, s'applique le prélèvement forfaitaire unique ou PFU, aussi appelé Flat Tax, au taux global de 31,4 % depuis le 1 janvier 2026). D'autre part, la date de valeur (soit la date prise en compte pour le calcul des intérêts) d'un dépôt ou d'un retrait diffère de la date à laquelle il a été réellement effectué .  La règle des quinzaines, un principe complexe au premier abord, mais vieux comme le livret A ! Imaginez que vous ayez déposé 1000 euros sur votre livret A ou votre livret d’épargne bancaire le 1er du mois, avant de retirer cette même somme le 28 du même mois : vous ne toucherez alors pas un centime d'intérêt ! A contrario, si vous aviez déposé ces 1000 euros le 15 pour les retirer le 1er du mois suivant, ce capital aurait produit des intérêts... Ce qui peut sembler illogique, voire injuste, s'explique en fait par la règle des quinzaines .  Cette ancienne règle de calcul des intérêts remonte à plus de deux siècles, lorsque fut créé le livret A en 1818 . Il avait alors été décidé que chaque mois de l'année serait divisé en deux périodes, ou quinzaines : la première allant du 1er au 15, la seconde du 16 à la fin du mois. A cette époque, il n'y avait pas d'autre moyen que de calculer les intérêts à la main et cette méthode était donc bien plus simple que de prendre en compte le nombre exact de jours pour déterminer les intérêts produits.  Héritage de cette ancienne pratique, le calcul des intérêts à la quinzaine s'applique de la même manière pour les livrets d'épargne réglementés tels que, par exemple, le livret A, le livret jeune ou le livret de développement durable.  Le calcul des intérêts par quinzaine Le calcul des intérêts par quinzaines obéit à un principe très simple : seuls les montants déposés et conservés sur le livret durant toute la quinzaine, génèrent des intérêts . Ainsi, dans l'exemple cité ci-dessus, la somme déposée le 1er jour du mois ne pourra produire d'intérêts qu'à partir du 16e jour du mois, à la condition qu'elle reste sur le livret jusqu'à la fin du mois. Ainsi, à un jour près, vous pouvez perdre les intérêts d'une quinzaine entière.  La règle des quinzaines implique donc de prendre en considération à la fois la date de dépôt et celle de retrait .  Le début de la période de rémunération des sommes déposées dépend de leur date de versement :  Les dépôts effectués du 1er au 15e jour du mois produisent des intérêts à partir du 16ème jour du mois ; Les dépôts effectués entre le 16e jour et la fin du mois produisent des intérêts à compter du 1e jour du mois suivant .  La fin de la période de rémunération des sommes déposées est déterminée par leur date de retrait :  En cas de retrait effectué du 1er au 15e jour du mois , les intérêts ne seront plus produits à partir de la fin du mois précédent ; En cas de retrait entre le 16e jour et la fin du mois , les intérêts ne seront plus produits à partir du 15e jour du mois .  La règle des quinzaines permet aussi de définir la date de valeur , retenue pour le calcul des intérêts :  Pour un versement , la date de valeur correspond au début de la quinzaine suivant la date où il a été effectué, quel que soit le jour de la quinzaine concernée. A l'inverse, pour un retrait , cette date de valeur est celle de la fin de la quinzaine précédente, quel que soit le jour de la quinzaine concernée.  A savoir : les intérêts produits au fil des quinzaines seront ensuite versés et capitalisés en fin d'année , c'est-à-dire qu'ils seront ajoutés au capital de votre livret d’épargne et produiront eux-mêmes des intérêts l'année suivante. C'est le principe des intérêts composés.  Ajuster le jour où vous effectuez vos opérations pour optimiser la production d’intérêts  En pratique, il est possible d'ajuster le jour auquel vous effectuez un versement ou un retrait. Par exemple, si vous avez prévu des versements mensuels récurrents de votre compte courant vers votre livret d’épargne bancaire , en vue de vous constituer progressivement une épargne, il sera plus stratégique de les programmer le 30 de chaque mois plutôt que le 1e. De même, si vous devez effectuer un retrait important pour faire face à un imprévu , et que vous êtes proche de la fin d’une quinzaine, essayez dans la mesure du possible d'attendre la fin de cette quinzaine pour l’effectuer .  Par ailleurs, si vous décidez de profiter d'une offre promotionnelle à taux d’intérêt boosté (ou "Super livret") pour y déposer un capital qui bénéficiera durant une période définie d'un taux de rémunération attractif, assurez-vous d'ouvrir votre nouveau livret d’épargne à taux d’intérêt boosté juste avant le début d'une nouvelle quinzaine . La période promotionnelle n'étant que de quelques semaines ou quelques mois, il serait dommage de perdre une partie du bénéfice généré par cette nouvelle quinzaine.  En résumé :  Les modalités de rémunération d'un livret d'épargne bancaire sont similaires à celles des livrets d’épargne réglementés : les intérêts sont calculés par quinzaine et versés en fin d'année .  Chaque mois comprend deux quinzaines :  Du 1er au 15e jour du mois (inclus) ; Du 16e au dernier jour du mois (inclus).  La date de valeur des opérations est à prendre en compte pour le calcul des intérêts : au début de la quinzaine suivante pour un versement et à la fin de la quinzaine précédente pour un retrait. Cet article peut vous intéresser :  Quels livrets d'épargne peut-on cumuler ?

12 févr. 2025 - L'ÉPARGNE PRATIQUE

Dynamisez votre épargne grâce au "super livret"

Le "Super livret" : qu'est-ce que c'est ? Vous disposez d'une somme d'argent à placer et vous aimeriez la faire fructifier de manière simple et sécurisée, sans devoir vous engager sur le long terme ? Le livret boosté , communément appelé " super livret ", pourrait s’avérer une solution intéressante. Il s'agit d'un livret d'épargne bancaire bénéficiant d'une offre promotionnelle attractive : à son ouverture, vous profiterez durant une période définie d'un taux d’intérêt boosté , produisant des intérêts supérieurs à ceux habituellement proposés, sous réserve des conditions de l’offre. Comment évaluer l'opportunité d'ouvrir un "super livret" ? Dans le contexte actuel de fluctuations des taux d'intérêt , les livrets boostés offrent souvent des conditions particulièrement avantageuses. Toutefois, avant d'opter pour ce type de placement, il convient d'étudier dans le détail les conditions contractuelles des différents établissements qui les commercialisent, qu'il s'agisse de banques traditionnelles ou de banques en ligne. Voici quelques points clés à considérer : À quels taux va être rémunéré votre argent après la période promotionnelle ? Vous devez considérer le taux boosté, mais également le taux de base du livret. Ce taux de base, souvent appelé « taux standard », s'appliquera une fois la période promotionnelle terminée. Il doit être indiqué dans les détails de l’offre promotionnelle et dans votre contrat. Quelle est la durée de l'offre promotionnelle ? La rentabilité de l’offre promotionnelle du "super livret" résulte en effet de la combinaison du taux d’intérêt boosté et de la durée sur laquelle il s'applique. En pratique, l' offre affichant le taux promotionnel le plus élevé peut être en réalité moins intéressante qu’une offre concurrente proposée à un taux boosté légèrement inférieur , si sa période d'application est plus courte. Quel est le montant maximum sur lequel s'appliquera le taux promotionnel ? Les taux boostés étant particulièrement intéressants en termes de rendements, les établissements bancaires limitent généralement ce type d'offre à quelques dizaines de milliers d'euros, mais certaines vont jusqu'à 100.000 euros ou plus, sous réserve des conditions de l’offre promotionnelle. L'offre intègre-t-elle une prime de souscription et quelles en sont les conditions ? Il est fréquent que l'établissement bancaire auprès duquel vous ouvrez un livret d'épargne bancaire vous propose une somme d'argent offerte en guise de bienvenue. Cependant, cette prime de souscription est souvent assortie de conditions spécifiques, telles qu'un montant d'encours minimum à maintenir sur une période déterminée qui doit être mentionné dans l’offre. L'offre nécessite-t-elle l'ouverture conjointe d'un compte de dépôt ? On parle alors d' offre groupée , fréquente de la part des banques en ligne, qui a pour conséquence de subordonner l'ouverture d’un « super livret » à celle d’un compte courant. En effectuant un comparatif sur la base de ces quelques critères, vous identifierez rapidement les meilleures offres et évaluerez avec précision l’intérêt de chaque « super livret » pour dynamiser votre épargne. Ces articles peuvent vous intéresser :  Épargne de précaution: quel montant ?  Peut-on détenir plusieurs livrets d’épargne ? Attention aux offres de livret d'épargne frauduleuses ! L’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) met en garde le public contre les faux livrets d’épargne : Soyez vigilant face aux offres promettant des taux d’intérêt très supérieurs à ceux que votre banque ou ses concurrentes peuvent proposer. Ne communiquez jamais vos coordonnées bancaires et données personnelles sans vous assurer que l’offre émane bien d’une société ou d’une personne dûment autorisée à la proposer. Vérifiez systématiquement que votre interlocuteur est autorisé à proposer un livret d’épargne en France en consultant le registre des agents financiers agréés - REGAFI pour les établissements bancaires et le site internet de l' ORIAS , organisme chargé de tenir le registre des intermédiaires en assurance ou en banque. N'oubliez pas de prendre en compte la fiscalité propre aux livrets d'épargne bancaires non-réglementés Il faut toujours garder présent à l'esprit le fait que, contrairement à la plupart des placements réglementés (comme le livret A ou le livret de développement durable et solidaire, par exemple), les rendements générés par l'épargne placée sur des livrets d’épargne bancaires non réglementés sont fiscalisés . Les intérêts des livrets d’épargne non réglementés perçus chaque année, sont par défaut soumis au prélèvement forfaitaire unique (PFU), aussi appelé Flat Tax, au taux global de 31,4% depuis le 1 janvier 2026 qui inclue les prélèvements sociaux ainsi que l'impôt sur le revenu. Les contribuables qui le souhaitent, peuvent préférer opter pour le régime du barème progressif de l'impôt sur le revenu qui s’ajoutera aux prélèvements sociaux, pour remplacer le PFU. En conséquence de la fiscalisation des livrets d’épargne bancaires non réglementés, chaque taux d’intérêt annoncé est un taux d’intérêt annuel brut , qu’il soit un taux de base, ou un taux boosté. Intégrez dans vos calculs le principe des intérêts à la quinzaine Comme pour le livret A et l'ensemble des livrets réglementés, le calcul des intérêts des livrets d'épargne bancaire s'effectue à la quinzaine , c'est à dire sur des périodes de 15 jours débutant le 1 et le 16 de chaque mois : du 1er au 15 (inclus) ; du 16 au 30 ou 31 (inclus) de chaque mois. Les sommes versées portent intérêts à partir du premier jour de la quinzaine qui suit le versement (le 16 du même mois ou le 1er du mois suivant). Par exemple, si vous effectuez un versement le 16 février, celui-ci ne sera pris en compte pour le calcul des intérêts qu’à compter du 1er mars . Pour maximiser les intérêts de votre livret, il est donc préférable d'effectuer vos retraits en début de quinzaine . L’ensemble des intérêts produits sur chaque quinzaine de l’année sont capitalisés en fin d’année, c’est-à-dire qu’ils s’additionnent alors au capital du livret d’épargne bancaire : c’est le principe des intérêts composés. L'intérêt d'un "super livret" réside donc également dans le fait que les intérêts bonifiés produits durant la période promotionnelle seront capitalisés et produiront eux-mêmes des intérêts à compter de l’année suivante. Ouvrir ou fermer un livret d’épargne bancaire, c’est simple ! Les livrets d’épargne bancaires se caractérisent entre autres par la grande simplicité avec laquelle il est possible de procéder à leur ouverture. Toute personne physique, sans condition de nationalité, peut en ouvrir un gratuitement. Il suffit de fournir les quelques justificatifs demandés par l'établissement bancaire, de signer le contrat stipulant les conditions de fonctionnement, puis enfin d'effectuer un premier versement, la plupart du temps en effectuant un virement à partir d'un compte bancaire.  De la même manière, un livret d’épargne bancaire peut être clôturé facilement et, toujours, sans frais. Il suffit d'informer la banque qui gère le livret d’épargne en vérifiant bien par quels moyens cela peut être fait (lettre recommandée, message via la messagerie sécurisée, etc.). La banque procède alors au calcul des intérêts restants et verse le solde par virement. Cet article peut vous intéresser :  Où placer votre argent sans qu’il soit bloqué ? En résumé, pourquoi opter pour un "super livret" ? Parmi les produits d'épargne permettant un placement de liquidités en toute sécurité , le livret d’épargne bancaire non réglementé présente de nombreux avantages pour les épargnants en quête de complément aux livrets d’épargne réglementés : un plafonds de versements très élevé, une gestion simple grâce à des virements en ligne à partir d'un compte courant, et bien plus encore. Dès lors, autant profiter des meilleures offres du moment , grâce à un "super livret", qui vous permet de dynamiser votre épargne pendant quelques mois grâce à des taux d’intérêt boostés. Bien que soumis à l'impôt et aux prélèvements sociaux, le « super livret » produira un rendement attractif avec un risque très faible.

06 août 2024 - L'ÉPARGNE PRATIQUE

Livret bancaire : qu'est-ce que c’est ?

Les Français aiment épargner et ils ont à leur disposition un large choix de produits pour ce faire, parmi lesquels le livret A, le livret jeune, le livret de développement durable et solidaire (LDDS) ou encore, le livret d'épargne populaire (LEP). Le livret d'épargne bancaire, moins connu, mérite néanmoins qu'on s'y intéresse : il permet en effet de constituer une épargne de précaution, en complément des livrets réglementés dont les plafonds sont rapidement atteints. Sommaire: Qu'est-ce qu'un livret bancaire ? Quelle est la différence avec les livrets d'épargne réglementés ? Quels avantages ? Comment ouvrir un livret bancaire ? Quelle rémunération s'applique aux livrets d'épargne bancaire ? Quelle est la fiscalité pour le livret bancaire ? Quel est le livret d'épargne le plus intéressant ? Livret A Livret jeune PEL/CEL LEP PER LDDS Livrets non réglementés : une alternative complémentaire Qu’est-ce qu’un livret bancaire ? Le livret bancaire est un produit bancaire qui vous permet de constituer une épargne de précaution . Les sommes déposées sont rémunérées. Vous faites des économies sans risque et votre argent est disponible à tout moment, sans frais, pour financer un projet ou faire face à un imprévu. Le livret bancaire peut être utilisé en complément des livrets dits réglementés , par exemple lorsque ces derniers ont atteint leur plafond. Quelle est la différence avec les livrets d'épargne réglementés ? Les livrets d’épargne réglementés comme leur nom l’indique, respectent un cadre réglementaire strict. Celui-ci définit le taux de rémunération, le plafond de dépôt et les conditions d’éligibilité. Exemples de livrets réglementés : le livret A, le livret jeune, le LDDS (Livret Développement Durable et Solidaire), le LEP (Livret d’Épargne Populaire). En revanche, les livrets bancaires non réglementés fonctionnent différemment, avec des spécificités propres à chaque établissement bancaire. Contrairement aux produits d’épargne réglementés, leur taux de rémunération n’est pas fixé par l’État , mais par l’établissement qui les propose. Ce taux peut être révisé périodiquement, à condition que les clients soient informés de ces changements. Quels avantages ? Les fonds déposés sur un livret d'épargne bancaire sont rémunérés via des intérêts. Bien que ceux-ci soient imposables, un livret d’épargne bancaire présente plusieurs avantages notables : Un plafond de dépôt beaucoup plus élevé que celui des livrets réglementés, voire illimité dans certains cas ; Des versements et retraits libres et sans frais (sous réserve des stipulations contractuelles applicables) avec, généralement, un solde minimum à conserver ; Une durée de vie  illimitée, avec la possibilité de le clôturer facilement ; Une épargne protégée par le Fonds de Garantie des Dépôts et de Résolution (« FGDR ») jusqu’à hauteur de 100 000 € par déposant et par établissement ; Aucun risque de perte en capital contrairement aux instruments financiers ou aux produits d’assurance-vie soumis aux fluctuations des marchés financiers. Par ailleurs, en période d’inflation qui se caractérise par une hausse des taux, les livrets d'épargne réglementée tout comme les livrets d'épargne bancaires bénéficient également d'une hausse de leur taux de rémunération . Une autre opportunité pour booster son épargne est celle des taux bonifiés proposés durant quelques mois suivant l’ouverture d'un nouveau livret d’épargne bancaire. Au terme de cette période promotionnelle, le taux de rémunération retrouve son niveau standard, qui a été annoncé en début de contrat. Ces livrets bancaires à taux temporairement boosté sont aussi appelés « super livrets ». Cet article pourrait vous intéresser : Où placer votre argent quand vos livrets d’épargne ont atteint leur montant maximum ? Comment ouvrir un livret bancaire ? Les conditions de souscription varient selon les établissements mais, en général, la plupart des livrets bancaires sont accessibles à toute personne physique, sans condition d’âge ni de nationalité.  L’ouverture est gratuite mais certains établissements exigent que vous ayez déjà un compte courant chez eux . Il est nécessaire de fournir les justificatifs requis et de signer un contrat avec l’établissement de votre choix, qui précise les règles de dépôt et de retrait, le taux d’intérêt, les critères de calcul, etc. Vous avez ensuite à effectuer un premier versement, généralement un virement à partir de votre compte bancaire, pour déposer le montant minimum demandé par l’établissement. Le saviez-vous ? Vous pouvez cumuler plusieurs livrets bancaires à votre nom, souscrits auprès de différentes banques. Bon à savoir : Vous ne pouvez pas demander le transfert de votre livret bancaire vers un autre établissement. Vous pouvez cependant le clôturer, puis en ouvrir un autre auprès du nouvel établissement bancaire. En cas de décès du titulaire, les fonds du livret bancaire sont bloqués. Contrairement à certains produits d’épargne réglementés qui sont clôturés automatiquement, les sommes déposées et les intérêts produits sur le livret d’épargne bancaire font partie de l’actif successoral du défunt . Ces sommes restent sur le compte et continuent de produire des intérêts jusqu'au règlement de la succession . Elles seront alors transférées au bénéfice des héritiers ou des légataires désignés. Ces articles peuvent vous intéresser : Peut-on avoir plusieurs livrets d'épargne ? Où placer votre argent quand tous les livrets sont pleins ? Rémunération et fiscalité du livret d'épargne bancaire Quelle rémunération s'applique aux livrets d'épargne bancaire ? À la différence des livrets réglementés, le taux annoncé par les établissements est un taux annuel brut , car les intérêts sont fiscalisés (voir les détails ci-dessous). Les modalités de rémunération du livret d'épargne bancaire sont semblables à celles des livrets réglementés : les intérêts sont calculés par quinzaine ce qui, concrètement, correspond aux périodes de quinze jours : du 1er au 15 (inclus) ; du 16 au 30 ou 31 (inclus) de chaque mois. Les sommes versées portent intérêts à partir du premier jour de la quinzaine qui suit le versement (le 16 du même mois ou le 1er du mois suivant).  Par exemple, si vous effectuez un versement le 16 février, celui-ci ne sera pris en compte pour le calcul des intérêts qu’à compter du 1er mars. Pour maximiser les intérêts de votre livret, il est donc préférable d'effectuer vos retraits en début de quinzaine. Quelle est la fiscalité pour le livret bancaire ? Les livrets bancaires sont par principe fiscalisés. Par défaut, est appliqué le régime commun d'imposition des intérêts des livrets d'épargne : les intérêts perçus sont soumis au prélèvement forfaitaire unique (PFU), appelé Flat Tax, au taux global de 31,4 % (12,8 % d’impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux) depuis le 1 janvier 2026.  Le PFU est prélevé par la banque lors du versement des intérêts.  Vous pouvez cependant décider d'opter plutôt pour l’application du barème progressif de l’impôt sur le revenu , dans le cas où cette option s'avère plus intéressante pour vous. Le cas échéant, ce choix est à effectuer lors de l’établissement de la déclaration d’impôt sur le revenu. Par ailleurs, si vous remplissez les conditions prévues (revenu fiscal de référence pour l'année N-2 inférieur à 25 000 € pour les personnes célibataires, ou à 50 000 euros dans le cas d'une déclaration commune d'un foyer fiscal), vous pouvez demander une dispense de prélèvement fiscal forfaitaire non libératoire auprès de l’établissement teneur du livret en produisant dans les délais requis une attestation sur l’honneur.  Quel est le livret d'épargne le plus intéressant ? Entre livrets d'épargne réglementés et non réglementés, de nombreuses solutions s'offrent à vous afin de vous permettre de constituer un capital. Les livrets d'épargne réglementés 1. Le livret A Créé en 1818, le livret A est le plus ancien livret d’épargne disponible en France. Il est le plus populaire parmi les comptes d'épargne, car il offre à chaque épargnant de faire fructifier son épargne de manière sécurisée et sans payer d'impôt. En revanche, notamment en raison de cette absence d'imposition, chaque épargnant ne peut détenir qu'un seul livret A et on ne peut y déposer des fonds que dans la limite d'un plafond maximum. Le taux d'intérêt du livret A est fixé par l’État sur recommandation de la Banque de France, en tenant compte notamment de l'inflation. Il est actuellement de 1,5% et ce, depuis 1er février 2026. Principales Caractéristiques : Le plafond du livret A est fixé à 22 950 € pour les particuliers (et à 76 500 € pour les associations), hors calcul des intérêts capitalisés qui peuvent permettre de le dépasser ; Le calcul des intérêts s'effectue au 1er et au 16 de chaque mois et l'ensemble de ces intérêts cumulés au cours de l'année est capitalisé le 31 décembre ; Il peut être alimenté par chèque, versement en espèces au guichet, ou par virement bancaire à partir d'un compte courant (le montant minimum d'un versement est de 10 €) ; Sous réserve d'avoir plus de 16 ans et pour les mineurs de plus de 16 ans, sous réserve que leur représentant légal ne s'y oppose pas, il est possible d'effectuer des retraits à tout moment, (également pour un montant minimum de 10 €). 2. Le livret jeune Chaque personne âgée de de 12 à 25 ans peut ouvrir un (et un seul) livret jeune, avec un montant de dépôt maximal de 1 600 € , auxquels peut s'ajouter la capitalisation des intérêts, qui sont exonérés d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux. Son taux de rémunération est fixé librement par chaque banque qui le propose, à la condition d'être égal ou supérieur à celui du livret A . Depuis le 1 er  février 2026, le taux du livret A atteint  1,5 %. Bon à savoir : il est possible d'y effectuer des retraits avant l'âge de 16 ans, sous réserve d'avoir l'autorisation de son représentant légal. 3. Le plan épargne logement (PEL) et le compte épargne logement (CEL) Le plan d'épargne logement (PEL) et le compte épargne logement (CEL) sont des produits dont l'objectif principal consiste à pouvoir obtenir à terme un prêt à des conditions avantageuses (voire des primes d'État) pour financer l'achat d'un bien immobilier, ou encore pour effectuer des travaux. Ils se distinguent l'un de l'autre en termes de versement initial, de plafond (61 200 € pour le PEL et 15 300 € pour les CEL, pour les comptes ouverts après 2018), de rythme de versement (réguliers pour le PEL et libres pour le CEL).  Le taux d’intérêt pour les PEL ouverts à partir du 1 janvier 2026 est de 2%. Il est de 1,25% jusqu'au 31/01/2026 pour les CEL . Les intérêts qu'ils produisent sont imposables à l'impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux. 4. Le livret d'épargne populaire (LEP) Réservé aux personnes majeures de revenus modestes, le livret d'épargne populaire présente un taux de rémunération supérieur au livret A ( le LEP est rémunéré au taux de 2,5% à partir du 1 février 2026) et les intérêts produits sont exonérés d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux.  Chaque contribuable épargnant ne peut ouvrir qu'un seul LEP, mais il peut y en avoir deux au sein du même foyer fiscal (un par époux ou partenaire de PACS). Le livret d'épargne populaire constitue donc le meilleur livret réglementé de tous... mais encore faut-il être éligible ! D'autre part, au vu de sa rentabilité nettement supérieure aux autres livrets, son plafond maximum de dépôt est limité à 10 000 €. 5. Le plan d'épargne retraite (PER) Disponible depuis le 1er octobre 2019, le plan d'épargne retraite individuel remplace progressivement les autres plans d'épargne retraite. Le PER est un produit d'épargne à long terme , visant à permettre d'épargner au cours de sa vie active pour, après le départ à la retraite, obtenir un capital ou une rente. Son principal avantage fiscal immédiat consiste à déduire les sommes versées de vos revenus imposables de l'année, dans la limite d'un plafond global fixé pour chaque membre du foyer fiscal. 6. Livret de développement durable et solidaire (LDDS) Le livret de développement durable et solidaire (LDDS) est similaire au livret A, soit 1,50% depuis le 1 février 2026 . Pour y souscrire, il faut être majeur et avoir son domicile fiscal en France. Son plafond est de 12 000 €. Le LDDS revêt par ailleurs une dimension durable et solidaire, puisque les banques sont tenues d'utiliser les sommes collectées dans le cadre du LDDS pour octroyer des prêts à des taux attractifs, destinés à l'amélioration de la performance énergétique du logement. Les livrets d'épargne non réglementés : une alternative complémentaire Le livret d'épargne bancaire doit surtout être considéré comme une alternative complémentaire aux placements sur comptes d'épargne réglementés. Il offre des conditions généralement plus souples et, surtout, bénéficie d'un plafond très élevé pour les dépôts qui peuvent s'effectuer très simplement à partir de votre compte courant. Par ailleurs, à la différence d'une assurance vie ou d'un compte à terme, l'argent déposé sur un livret bancaire reste disponible à tout moment . Cette liquidité des fonds vous permet ainsi de faire face à tout imprévu.   Pourquoi ouvrir un livret Zesto par Renault Bank ? Le Livret Zesto par Renault Bank possède de nombreux avantages : C’est un produit d’épargne performant, tout en étant simple à ouvrir et à gérer Son ouverture ne nécessite qu'un versement minimum de 50 €, pour une durée illimitée et sans engagement ; Vous pouvez ensuite l'alimenter à votre rythme ; Votre épargne est sécurisée : elle est protégée par le FGDR jusqu’à 100 000 € ; Son taux de rémunération est attractif ; Son plafond est très élevé (jusqu’à 10 millions d’euros) et dépasse largement celui des livrets réglementés. Chez Renault Bank, votre livret est sans frais d'ouverture ni de gestion. Bien que les intérêts générés soient fiscalisés, c’est une solution intéressante pour faire fructifier et diversifier votre épargne en toute sécurité.